Affichage des articles dont le libellé est maîtres sabreurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maîtres sabreurs. Afficher tous les articles

Le retour du maître sabreur


C'est la rentrée, bonne reprise à tous. Il y a quelques mois je vous présentais le maître sabreur Isao Machii. Celui-ci vient de nouveau faire parler de lui à travers la mise en application en grandeur nature du célèbre jeu vidéo "Ninja Fruit" où l'on doit couper des fruits avec un sabre. Le jeu est pratiqué par des centaines de joueurs sur i-phone notamment ou l'application a été téléchargée massivement. Les japonais Isao Machii l'appellent le samouraï des temps modernes. 

Machii est un Iaidoka, un praticien de l'art martial traditionnel japonais Iaido. Il détient quatre records du monde homologués au Guinness pour sa maîtrise du sabre hors du commun. Voici une vidéo où il nous montre son art non sans humour :
  

Isao Machii

Les samouraïs et leurs exploits martiaux fabuleux n'ont pas disparus. Isao Machii, un samouraï des temps modernes a réussi un exploit incroyable : il est parvenu à couper en morceaux avec sa lame une balle en plastique tirée par une arme à feu et dont la vitesse dépassait les 320 km/h ! Son exploit a été filmé et enregistré grâce à une caméra de haute-définition, sous les yeux d'un cinéaste et de Ramani Durvasula, docteur à l'Université d’État de Californie. 

Pour ce faire, Isao Machii a simplement fait confiance à son ouïe. Ainsi, il fallait que le samouraï soit en parfaite synchronisation entre le moment où il entendu la détonation et le moment de sortir sa lame de son étui pour trancher le projectile.


Hojo Tokimune, le sauveur du japon face aux Mongols



Hojo Tokimune (1250-1284) fut le régent du japon durant la période des tentatives d'invasions mongoles. Devenu régent à seulement 17 ans, il dut faire face à l'appétit de l'ogre Mongol, qui avait déjà conquit la Chine et la Corée.

En 1268 et 1271 il reçu les ambassades mongole et, bien que certains auraient voulu trouver un compromis il refusa deux fois la soumission à l'empire mongol. Face au mépris Kubilaï Khan lança une attaque en 1274 avec une force combinée de Mongols, de Coréens et de troupes chinoises.

Après avoir touchés terre sur l'île de Kyushu et ravagés des villages japonais et un sanctuaire, les Mongols retournèrent à leurs navires, mais pendant la nuit un typhon fit couler la flotte mongole. Quelque 13.000 envahisseurs perdirent la vie et le reste de la flotte mongole rentra péniblement chez elle.

En 1276, une autre ambassade mongole se rendit au japon mais Tokimune ordonna la décapitation de l'ambassadeur. La deuxième et la plus grande invasion mongole vint alors en réaction en 1281 mais et à cette époque, les Japonais avaient construit un mur le long de la baie de Hakata où les Mongols avaient attaqués la première fois.

Takamori Saigo, le dernier de sa caste


Takamori Saigo (1827-1877) est né en 1827 à Kagoshima, dans le domaine de Satsuma. Issu d'une modeste famille de samouraïs, il obtient une place importante auprès de Shimazu Nariakira, daimyo de Satsuma. Son opposition au shogunat, son obstination et sa position pro-occidentale lui vaut d'être exilé en 1859. Mais il est rappelé en 1864 et entraîne des armées.

Il mène les troupes impériales lors de la guerre du Boshin (1868-1869) et devient un des fervents leaders de la révolution Meiji. Avec d'autres commandants, il parvient à rendre le pouvoir à l'empereur.

Cependant, il se retrouve plus tard opposé à la politique d'ouverture et de modernisation du pouvoir qu'il a contribué à mettre en place. En effet, ces changements annonçaient la fin du pouvoir des samouraïs, mettant en place des structures de gouvernement civiles. En 1873, pour canaliser les révoltes vers l'extérieur et "occuper" ses samourais, Saigo souhaitait lancer ses troupes à la conquête de la Corée (Seikanron). De plus, la Corée refusait de reconnaitre la légitimé de l'Empereur et semblait une proie facile. Mais les conseillers impériaux jugent cette option trop coûteuse et s'y opposent.

Willam Adams, l'anglais qui inspira la série Shogun


Voici sans doute un homme qui changea l'histoire. William Adams (24 sept 1564-16 mai 1620), aussi connu au Japon sous les noms de Anjin-sama ("Mr Pilote), était un navigateur anglais qui a vécu au Japon où il est devenu samouraï. On pense que c'est le premier Britannique qui soit jamais allé au Japon.

Quand son bateau accoste le 19 avril 1620 au large de Bungo au japon, seuls neuf des 24 membres restants de l'équipage sont en état de se lever. Les prêtres jésuites portugais présents au Japon prétendent alors que le navire d'Adams est un vaisseau pirate, et que l'équipage doit à ce titre être crucifié. Le navire est saisi, et l'équipage malade est emprisonné au château d’Osaka sur ordre de Ieyasu Tokugawa, daimyo de Mikaxa et qui deviendra shogun en 1603.


Shingen Takeda


Sans doute l'un des plus grand guerrier de toute l'histoire du Japon, Takeda a marqué profondément l'histoire de l'archipel. Né Katsuchiyo Takeda, il est le fils aîné de Nobutora Takeda, un seigneur de guerre impressionnant. Il aide son père dans beaucoup des entreprises les plus anciennes des Takeda, et acquiert une certaine valeur à un âge assez jeune. Cependant, à un certain moment de sa vie à sa majorité (à noter que lors du passage de celle-ci il change de nom pour Harunobu Takeda), le jeune homme se rebelle contre son père et prend le contrôle du clan Takeda.

Les événements entourant cette passation de pouvoirs ne sont pas entièrement clairs, mais on suppose que son père avait prévu de faire de son second fils Nobushige Takeda son héritier à la place de Shingen. Cependant, quelles qu'en fussent les raisons, le résultat final est que le père est forcé de se retirer de sa position (bien qu'on pense qu'il ne soit pas tué ou forcé de se faire seppuku, étant donné que cet événement est décrit comme étant sans effusion de sang) et que Shingen prend le contrôle des Takeda. Ypshimoto Imagawa l'aide dans sa rébellion et une alliance est formée entre les clans Takeda et Imagawa.


Hideyoshi Toyotomi


Hideyoshi Toyotomi est né en 1536 et mort en 1598. Il est le deuxième des trois unificateurs du Japon pendant la période Sengoku. Ces unificateurs sont, dans l'ordre, Nobunaga Oda, Hideyoshi Toyotomi (aussi nommé Hashiba) et Ieyasu Tokugawa.

Parti de condition modeste, Toyotomi va atteindre le pouvoir absolu sur l'ensemble du Japon qu'il va unifier puis tenter de pacifier.

Son nom d'enfant était Hiyoshimaru. Il était le fils d'un ashigaru, un simple fantassin, qui était au service de Nobuhide Oda, père de Nobunaga. A 15 ans, il s'engage sous les ordres d'un vassal de Yoshitomo : Yukitsuna Matsushita. Celui-ci, content de lui, rejoint les rangs de l'armée de Nobunaga Oda assez rapidement et celui-ci, l'appréciant, le fit rejoindre le groupe de ses lieutenants. Il se distingua par son génie militaire et mena les batailles à la place de Nobunaga (Ômi, Himeyama, Takamaysu, Tottori…). En 1573, il reçoit le nom de Hashiba Hideyoshi. C'est la même année qu'il gagna sa première grande bataille contre Nagamasa et il reçut en cadeau le domaine du vaincu dans la province dÔmi.

Yasuke, le samouraï africain

Yasuke aussi connu sous les noms de Kurusan Yasuke ou Kuru-suke, était un esclave africain qui a vécu au XVIème siècle et serait devenu samouraï au Japon. On sait peu de choses à propos de sa vie, et la principale source le concernant est l'Histoire du Japon écrite par le missionnaire jésuite Luis Frois.

Yasuke naît dans le royaume des Bakongo(dans l'actuel Congo), probablement dans les années 1530-40. Bakongo fait à l'époque un commerce extensif avec les Portugais. Le futur Yasuke est capturé ou vendu comme esclave et finit comme propriété des Jésuites, dont il accompagne l'expédition au Japon. C'est là qu'il rencontre Nobunaga Oda en 1569. Le dirigeant japonais est fasciné par le premier Africain qu'il ait jamais vu. Voyant là une occasion de l'impressionner, le chef des Jésuites, le père Orgatin, lui offre l'homme en cadeau.

Tomoe Gozen



Tomoe Gozen (littéralement Dame Tomoe) (1161-1184) est l'une des rares femmes guerrière samouraï du japon. Sa vie a été à tel point utilisée et distordue dans les légendes populaires qu'il est aujourd'hui impossible de distinguer la vérité de la légende.

Tomoe combattit auprès de son mari (ou amant, selon les sources) Minamoto no Yoshinaka au cours de la guerre de Gempei, et ses exploits sont relatés dans le grand roman guerrier concernant cette guerre, le Heike Monogatari. Si beaucoup de femmes de l'époque savaient manier la naginata (lance), Tomoe était réputée être un samouraï de haut niveau, douée pour l'équitation, le tir à l’arc et le kenjutsu. On dit d'elle qu'elle était sans peur et très douée dans la bataille. Très respectée par les hommes, elle était l'un des principaux capitaines de Yoshinaka durant la guerre, et mena ses troupes au combat.

Musachi Miyamoto


Le meilleur sabreur de l'histoire. Musashi Miyamoto de son vrai nom Takezō Shinmen (Miyamoto étant le nom de son village de naissance et Musashi, une autre façon de lire les idéogrammes écrivant Takezō), (1584-1645) est le plus fameux escrimeur de l'histoire du Japon.

Il combattit en duel et tua pour la première fois à 13 ans (contre Arima Kihei en 1596). Âgé de 17 ans, il participa à la bataille de Sekigahara (1600) qui vit la victoire de l'armée de Ieyasu Tokugawa suite à la mort de Hideyoshi Toyotomi. Engagé dans le camp des perdants, il fut laissé pour mort sur le champ de bataille. Jusqu'à l'âge de 29 ans, il participa à une soixantaine de duels, la plupart avec un sabre en bois (bokken) alors que ses adversaires avaient de vrais sabres (katana). Son dernier duel (le plus fameux) eut lieu le 13 avril 1612 contre l'autre plus grand escrimeur du Japon, Kojiro Sasaki, qu'il vainquit sur l'île de Funa grâce à un long bokken, taillé dans une rame du bateau qui l'y amenait. Il arrêta ensuite les duels puis fut chargé du commandement d'un corps d'armée du seigneur Ogasawara et participa au siège du château de Hara en1638, lors de la révolte des chrétiens menés par Shiro Amakusa. À l'âge de 59 ans (1643) il part pour le mont Iwato, situé près de Kumamoto, où il s'installe dans la grotte de Regandô. Il y dispose une table basse, et le 10 du dixième mois commence à rédiger son livre de stratégie, Gorin no sho.